Taking too long? Close loading screen.
Vous lisez actuellement:
Rififi chez les “Barbouzes” (espions) ???
Full Article 4 minutes read

Rififi chez les “Barbouzes” (espions) ???

Après les récentes attaques du 02 Mars dernier, les questions sont posées sur comment une telle situation a pu se produire malgré la haute prise en compte de la question sécuritaire. Des acteurs des médias auraient trouvé des débuts de piste.

C’est le journal « Courrier Confidentiel » qui, dans son numéro 151, laisse entendre, que l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) aurait reçu  « une alerte », renouvelée au matin du 02 mars, de la part d’une certaine personne. En lisant l’article, on a l’impression que c’est la qualité du lanceur d’alerte qui aurait conduit les responsables de l’Agence à ne pas tenir compte de ses interpellations. Il faut toutefois s’assurer de cette information, compte tenu du fait que nous ne disposons pas  à l’heure actuelle de la version des intéressés. En effet, avant « Courrier Confidentiel », c’est le journal jeune  Afrique n° 2983 du 11 au 17 mars 2018, qui relaie le fait que les services secrets Burkinabé auraient été « informés à posteriori »  de l’arrivée sur le territoire Burkinabé d’individus suspects. S’en serait suivi l’édiction d’une note adressée à  toutes les forces de défense et de sécurité, le 22 février 2018 leur enjoignant de prendre les dispositions qui s’impose . Cela pourrait expliquer pourquoi le lanceur d’alerte n’aurait pas reçu de réponse positive à son appel (parce que l’information qu’il apportait était déjà connue).  Tout le monde aura à ce titre noté le relèvement du niveau de sécurité  durant cette période notamment au niveau de l’Etat-Major (relèvement qui n’aura pas produit les effets escomptés).

Il existerait un manque de coordination

Il reste qu’il semble vraiment exister un manque de coordination entre les différents corps et structures chargés de la gestion des renseignements. On a dans ce contexte, appris  de certaines sources bien informées, qu’il existerait une absence de synchronisation des données entre le Centre de Recherche et de Traitement de l’Information de la Gendarmerie Nationale,  et les éléments de la Direction de la sûreté de l’Etat (absence de véritable communication inter services). Ce manque viendrait à  jouer sur l’effectivité de la gestion de l’intelligence sur le territoire, et se ressentirait même au sein de l’ANR. Si cela était avéré, il  reste à espérer que des mesures seront prises pour une synchronisation plus effective entre les  différents services.

Il importe plus de raffermir la structure de l’institution

On lit enfin sur les réseaux sociaux, une nouvelle fois, comme à chaque épreuve que traverse le pays, une sollicitation d’activistes et d’experts de la onzième heure, pour que soient relevés de leurs fonctions certains responsables qu’ils jugent coupables des manquements observés. Il est très important de rappeler ici qu’il importe plus de raffermir la structure de l’institution concernée en assurant son effectivité, que de se focaliser à changer les noms attachés aux plus hautes fonctions. La nécessité de remplacer quelqu’un (ou de le limoger pour utiliser des termes plus crus) n’intervient que lorsque l’on peut « directement » lui imputer un fait ayant causé la faute ou le manquement observé.  En dehors de ce cas, toute nomination n’a qu’un effet d’apparat ou de marketing politique destiné à calmer les esprits.

Nous sommes  censés être sur nos gardes

Nous ne saurons terminer sans interpeller les autorités compétentes sur la baisse de la mobilisation sécuritaire observée en centre-ville l’après-midi du  mardi 13 mars 2018 (notamment sur l’avenue kwameh  N’krumah), qui n’a franchement pas rassuré les Ouagalais en cette période où nous sommes tous censés être sur nos gardes.

Recommandations

Input your search keywords and press Enter.