Taking too long? Close loading screen.
Vous lisez actuellement:
Point de presse du CFOP
Full Article 3 minutes read

Le traditionnel rendez-vous hebdomadaire du CFOP s’est tenu ce mardi 24 juillet 2018. La conférence de presse était animée par Achilles OUEDRAOGO du Mouvement Panafricain du Faso (MPF) et Victorien TOUGOUMA du Mouvement Africain des Peuples (MAP). Au cours de ce rendez-vous avec la presse, les conférenciers sont revenus sur des sujets qui minent l’actualité burkinabè.

Comme chaque mardi, le chef de file de l’opposition a tenu sa traditionnelle conférence de presse pour donner sa lecture sur l’actualité nationale et internationale. Des sujets abordés, il s’agit notamment du deuxième congrès ordinaire de l’UPC de l’année 2018, qui s’est tenu « malgré les manœuvres du MPP » pour semer la zizanie au sein du parti de Zéphirin Diabré. Pour l’opposition politique, l’UPC a montré à la face de la population Burkinabè qu’il « n’a rien perdu de sa force et de sa vitalité ».

Autre sujet abordé, il s’agit du rapport 2017 du REN-LAC sur l’état de la corruption au Burkina Faso. Pour l’opposition politique, leurs positions se rejoignent à celles du REN-LAC dans la mesure où la corruption a pris de l’ampleur sous le régime de Kaboré. Par ailleurs, elle estime que le gouvernement doit faire « l’état des lieux de l’impact réel de ces mécanismes sur la vie des Burkinabès ». « La petite corruption cause des dommages mais la grande corruption en cause davantage », poursuit les conférenciers. Dès lors, les magistrats doivent être intransigeants quant à l’application du code pénal en matière de corruption.

Sur la question du TAC, le traité d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, les conférenciers estiment que le forum des hommes d’affaires qui constitue l’innovation majeure de ce 7ème TAC, « n’a pas de sens », et regrettent que l’ordre du jour du TAC soit « une perpétuelle répétition sans actions ni résultats ». Néanmoins, l’opposition politique Burkinabè souhaite que ce traité soit une occasion pour les deux chefs d’états de discuter sur le vote des Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire.

Autre sujet de l’actualité qui a attiré l’attention des conférenciers, la nomination de Mathias TANKOANO à la tête du conseil supérieur de la communication, CSC. Pour eux, si cette nomination est censé mettre fin à la crise qui règne au CSC depuis le départ de Nathalie SOME, « la gymnastique juridique dont a usé le MPP pour faire passer ses hommes de mains, indique que le souci de nos dirigeants n’était pas de résoudre la crise, mais plutôt den profiter pour contrôler cet organe de régulation ». Ainsi il s’agit là d’une manière de contrôler les élections de 2020. L’opposition politique rassure cependant la presse burkinabè de son soutien indéniable à la liberté d’expression et de la presse.

Recommandations

Input your search keywords and press Enter.