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L’OMS met en garde contre la difficulté maximale d’enrayer la nouvelle épidémie d’Ebola
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L’OMS met en garde contre la difficulté maximale d’enrayer la nouvelle épidémie d’Ebola

La protection du peuple dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) de la dernière épidémie d’Ebola serait “très, très compliquée”, due aux contraintes logistiques et aux conflits dans la région, a averti vendredi un haut responsable de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

“Tenter d’éteindre une flambée d’un pathogène mortellement dangereux dans une telle zone, reste un défi”, a indiqué Peter Salama, directeur général adjoint de l’OMS pour la préparation aux situations d’urgence et les interventions, lors d’un point de presse à Genève.

“Ici, c’est le niveau de sécurité 4 pour l’ONU, l’un des plus élevés”, a-t-il précisé.

Le 1er août, la RDC a annoncé faire face à une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola, une semaine après avoir annoncé la fin de la précédente épidémie dans le nord-ouest. Le virus Ebola a été signalé à Mangina, un village situé dans la province du Nord-Kivu (est). Sur les 26 cas suspects identifiés, quatre personnes ont été testées positives au virus Ebola.

M. Salama a expliqué que cette nouvelle épidémie d’Ebola a lieu dans une région congolaise présentant de nombreux défis. Aux contraintes logistiques, s’ajoute le fait que le virus est apparu dans des zones situées à proximité de forêts tropicales et où règne l’insécurité.

L’agence onusienne en charge des questions de santé a également souligné les difficultés liées à la présence de nombreux déplacés internes dans la région et aux mouvements de population vers l’Ouganda voisin, où les travailleurs humanitaires sont en état d’alerte pour identifier tout cas suspect.

“Comme nous pouvons le supposer, il semblerait que le risque soit élevé en RDC. Pour la région, il est également élevé compte tenu de la proximité des frontières, en particulier de l’Ouganda”, a indiqué M. Salama, ajoutant qu'”à l’échelle mondiale, le risque est actuellement considéré comme faible par l’OMS”.

M.Salama a souligné que pour toutes les équipes de l’ONU déjà déployées sur le terrain, l’urgence est désormais d’identifier les contacts des patients.

Par ailleurs, l’OMS essaie de mieux comprendre les circonstances de l’apparition d’Ebola au Nord-Kivu.

La RDC a déjà connu neuf précédentes épidémies d’Ebola sur son territoire où le virus a sévi pour la première fois en 1976.

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