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Décès de Jean Baptiste Natama
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Décès de Jean Baptiste Natama

Jean Baptiste  (Toubo Tanam Natama, de son pseudo d’écrivain) s’est éteint ce dimanche. Il avait seulement 54 ans. Ecrivain, poète et essayiste, M. Natama était très actif sur les réseaux sociaux. Son dernier tweet date d’hier samedi

Jean-Baptiste Natama est un homme politique burkinabè né le 30 août 1964 à Léo dans la province de Sissili. Il a été candidat à l’élection présidentielle de 2015.

Titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en droit et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en stratégie et diplomatie, Jean-Baptiste Natama intervenait régulièrement en qualité d’enseignant visiteur pour le compte des Nations unies et de l’Union africaine dans de nombreuses écoles sur le continent et dans le reste du monde.

Membre de l’Organisation militaire révolutionnaire et du Conseil national de la révolution dirigés par Thomas Sankara, il prend activement part à la révolution de 1983 en s’enrôlant dans l’armée.

En 1985, il participe à la « guerre de Noël »2 entre le Mali et le Burkina Faso3. Il sera décoré, pour hauts faits de guerre par le président Thomas Sankara de la médaille d’or du Flambeau de la Révolution4, équivalent de l’actuelle dignité de commandeur de l’ordre national du Burkina Faso. Après l’assassinat de Thomas Sankara, étant l’un des derniers révolutionnaires, il est radié, en mai 1990, des rangs de l’armée par le régime du Front populaire de Blaise Compaoré5.

Depuis lors, Jean-Baptiste Natama contrairement à une grande partie de l’élite burkinabè, a toujours refusé de se compromettre avec le régime politique précédent6, qui finira par être emporté par la mobilisation populaire d’octobre 2014.

La carrière de l’Ambassadeur Jean-Baptiste Natama7 a constitué un incessant va-et-vient entre son pays natal et les organisations internationales au sein desquelles il a servi, notamment dans les pays des Grands Lacs (République démocratique du Congo, Rwanda et Burundi) pour le compte de l’Organisation des Nations unies et en mission au Soudan, pour le Darfour8, menée dans le cadre de l’Union africaine9.

En 2006, les autorités burkinabè le sollicitent pour occuper le poste de Secrétaire permanent du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) et du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Il supervise les travaux pour la production du rapport du MAEP sur le Burkina Faso. Un rapport rendu public en octobre 2008 qui sera très critique vis-à-vis du régime de Blaise Compaoré10. Il dénonce notamment le manque d’indépendance de la justice et la mauvaise gouvernance.

En 2015, il a démissionné de son poste à l’UA pour participer en tant que candidat à la course à la présidentielle. Cet acte de candidature répondait à l’appel de sa patrie pour rebâtir une nation prospère et solidaire, expliquait-il. Il précisait que «cette renaissance, c’est celle qui redonnera corps et vie aux valeurs de justice, d’équité, d’intégrité, de discipline, de travail…Cette renaissance, ce sera celle d’une patrie où la vertu n’est plus considérée comme un délit, où la vérité ne flirtera pas incestueusement avec le mensonge, où les contre-valeurs ne seront plus la norme.»

Le candidat Natama avait marqué les esprits en utilisant la subvention accordée par l’Etat aux différents candidats en lice pour la présidentielle pour ériger des salles de classe pour l’école d’Arreel, village situé à une vingtaine de kilomètres de Dori, dans le département de Gorom-Gorom, province de l’Oudalan, région du Sahel, qui était sous paillote.

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