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Congo-Brazzaville : de hauts cadres mis en cause par la commission contre la corruption
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Congo-Brazzaville : de hauts cadres mis en cause par la commission contre la corruption

Lamyr Nguelé, président de la commission congolaise de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, a publié mardi un rapport contenant la liste des hautes personnalités visées par son institution pour des cas de malversation.

On y trouve notamment Jean Marc Thystère Tchicaya, ministre des Hydrocarbures, cité dans une affaire concernant un fonds sorti du Trésor public pour la construction du siège de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APO), entre mars 2015 et juin 2017.

“Le Trésor a pu décaisser environ 1,032 milliard de francs CFA au titre de la contribution de la République du Congo au chantier du siège de l’APO. (Or) moins de trois cents millions de francs CFA ont (…) été utilisés”, précise le rapport de la commission.

Selon le président de ladite commission, la seconde affaire visant le ministre des Hydrocarbures est liée au fonds alloué à la formation du personnel en 2017, soit 1,7 milliard de FCFA versés par les sociétés pétrolières mais utilisés à d’autres fins.

“Dans les deux cas, il s’agit de détournement de fonds publics. L’ancien directeur de cabinet du ministre a déjà reconnu les faits. Par contre, le ministre estime qu’il est trahi par ses collaborateurs”, a-t-il déclaré.

Faisant état de deux autres rapports concernant la gestion du recouvrement de droit d’auteur et de fonds mis à la disposition du Bureau congolais du droit d’auteur (BCDA) ainsi que de fausses déclarations au niveau de la douane, Lamyr Nguelé a rappelé que sa commission avait identifié de nombreux cas de détournement de fonds publics, de fraudes, de trafics d’influence, de défaillances dans le système douanier informatisé, mais surtout un sérieux problème de gouvernance.

Dans le cadre de sa mission, a-t-il souligné, la commission est prête à transmettre les dossiers à caractère pénal au procureur de la République.

Par ailleurs, dans un premier rapport publié en janvier dernier, la commission avait fait des révélations troublantes sur la gestion des structures publiques, dont les résultats sont restés sans suite jusqu’à ce jour.

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