Taking too long? Close loading screen.
Vous lisez actuellement:
CFOP : « le rôle de l’opposition c’est de s’opposer » dixit Amadou D. Dicko
Full Article 3 minutes read

CFOP : « le rôle de l’opposition c’est de s’opposer » dixit Amadou D. Dicko

La conférence hebdomadaire du Chef de File de l’Opposition Politique (CFOP) s’est tenue ce mardi 10 juillet 2018 à son siège. Les débats de ce jour ont porté sur 4 sujets : la conférence de presse des ambassadeurs du Burkina, la situation des universités publiques de notre pays, les soupçons de fraudes au test de recrutement de la CNSS et enfin la décision du ministre de la Solidarité nationale a na plus assister certaines victimes des inondations.

L’opposition burkinabè ne sait faire que critiquer, elle ne propose jamais rien. C’est du moins l’avis du gouvernement Paul Kaba Thieba. La conférence de presse de ce mardi 10 juillet 2018, a servi de tribune pour l’opposition, de répondre à ces allégations.

« Le rôle de l’opposition politique est de s’opposer » déclare Amadou Diemdoda Dicko, Président de l’UBN. Il laisse entendre que les propositions, l’opposition a toujours fait des propositions et les preuves sont là selon lui. Du dialogue pour une trêve sociale à la séparation du ministère de la Sécurité à celui de l’administration territoriale en passant par le fait de décharger le Président Faso du ministère de la Défense sont des idées de l’opposition d’après le Président de l’UBN. En sus, la relation renouée avec la Chine populaire ou même les Partenariats Public Privé (PPP) sont également des propositions de l’opposition même s’il insinue que l’autre a été détourné pour en faire un instrument de pillage.

Pour le CFOP, la conférence des Ambassadeurs est salutaire et se demande pourquoi le MPP a attendu tout ce temps pour l’initier ? Elle constitue d’après eux, un moment privilégié de rencontres, d’informations, d’échanges et de partages entre acteurs de la diplomatie burkinabè d’une part et avec les responsables des institutions de la république d’autre part.

Quant à la situation de nos universités publiques, Mamadou Kabré du PRIT-LANAYA, soutient que le constat est désolant. « Tous les universités publiques du Burkina sont malades », indique-t-il. Ces maux, à en croire M. Kabré, sont le déficit et la défaillance croissants de la mal gouvernance généralisée du système universitaire dù aux nominations par copinage  politique des présidents d’universités. Aussi, le Président du PRIT-LANAYA note une incapacité notoire à adopter le LMD. « La preuve, nous assistons à une perpétuelle relecture des curricula dont la dernière en date est encore en cours de relecture », précise M. Kabré. Une autre chose inquiète l’opposition politique : le taux d’échec croissant dans les universités. Il est par exemple de moins de 30% dans l’UFR Sciences Humaines. Elle se demande donc, si en plus des retards d’années académiques, s’il y a 70% d’échec, ou va le système universitaire ?

« Le Directeur général de la CNSS doit commanditer un audit sur le test en question pour situer les responsabilités », affirme le Président du PRIT-LANAYA par rapport au supposé fraude lors du test de recrutement interne de recrutement de la CNSS tout en se gardant de rentrer dans la polémique des syndicalistes. Le dernier point abordé et non des moindre, concerne la décision du ministre en charge de la Solidarité, présidente de la CONASUR de ne plus assister certaines victimes des inondations. L’opposition dénonce là une fuite des responsabilités du gouvernement et une insulte aux citoyens des quartiers non lotis.

Juste Mien

Recommandations

Input your search keywords and press Enter.