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Burkina Faso : « Le MPP veut organiser une fraude électronique pour les élections de 2020 » dixit le deuxième vice-président de l’UPC
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Burkina Faso : « Le MPP veut organiser une fraude électronique pour les élections de 2020 » dixit le deuxième vice-président de l’UPC

La question du code électoral continue d’animer l’actualité nationale au Burkina Faso. En adoptant ce code, l’UPC estime que le gouvernement veut à tout prix empêcher les burkinabè de l’extérieur de participer aux élections de 2020. Ainsi, le samedi 11 août 2018 l’UPC a organisé une conférence de presse à son siège qui portait sur la situation nationale dominée par la question de ce fameux code national qui anime les débats sur la scène nationale.

L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) estime que le pouvoir en place MPP veut organiser une fraude électronique en modifiant le code électoral et empêcher les burkinabè de l’extérieur de participer aux élections de 2020.
En effet la modification de ce code électoral selon Moussa Zerbo, supprime les cartes d’électeurs, et impose que le document servant d’enrôlement et de vote soit la CNIB ou le passeport. Il n’y aura plus d’enrôlement physique dans les villages et secteurs, mais des envois de SMS et des appels téléphoniques à partir d’une liste annuelle que va fournir l’ONI et comportant de nouveaux électeurs. Donc en clair pour l’UPC, le parti au pouvoir peut donner plusieurs CNIB à une personne et avec des noms différents.
Par ailleurs, L’UPC soutient pleinement la lutte que vient d’engager le CFOP, non seulement contre le Code électoral, mais aussi contre la gouvernance du MPP d’une manière générale. A cet effet, le parti appelle ses structures de l’intérieur et de la diaspora, ses militants et ses sympathisants à respecter les directives du CFOP, et à se tenir prêt pour les manifestations qui auront lieu bientôt.
Egalement au cours de cette conférence de presse, l’UPC affirme rejeter ce texte tripatouillé par le pouvoir du MPP et alliés pour quatre principales raisons dont la raison fondamentale a trait au vote des burkinabè de la diaspora. Pour M. Zerbo Moussa « L’ancien code adopté sous la transition, il était admis que parmi les documents de votes, figurent la CNIB, le passeport et la carte consulaire biométrique que les représentants du MPP, de l’UNIR/PS, du RDS, du PDS/Metba, et de bien d’autres partis de la majorité actuelle, ont applaudi et voté cette réforme ». Il ajoute que « L’année passée, les représentants du MPP et de la mouvance présidentielle à la CENI ont proposé que les Burkinabè de l’extérieur puissent voter soit avec la CNIB, soit avec le passeport, soit avec la carte consulaire biométrique ».
De ce fait, il affirme ne pas comprendre ce qui a changé pour que le MPP se mette subitement à rejeter la carte consulaire ?
Aussi, à la fin de son allocution, le parti du lion rappelle au MPP que les compatriotes vivant en Côte d’Ivoire ont payé assez de tribut pour leur nationalité et qu’il y a une génération qui a souffert de la carte de séjour.

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