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Burkina Faso : « la police municipale, la plus corrompue selon le rapport de REN-LAC 2017 ».
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Burkina Faso : « la police municipale, la plus corrompue selon le rapport de REN-LAC 2017 ».

Le phénomène de la corruption continu d’augmenter au Burkina Faso malgré les sanctions prises par le gouvernement et le réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) contre les auteurs. Comme chaque année, le réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a procédé au lancement de son rapport 2017 sur l’état de la corruption au Burkina Faso ce mardi 17 juillet 2018.

Le rapport annuel sur l’état de la corruption au Burkina Faso constitue un outil essentiel pour le réseau national de lutte anti corruption (REN-LAC) parce qu’il met, chaque année, à la disposition des acteurs étatiques et non étatiques des informations fines sur les perceptions des citoyens, et les pratiques corruptrices dans les différents secteurs de l’administration publique, leur permettant ainsi de comprendre leurs lacunes et de se mobiliser contre le phénomène.En effet, le lancement du rapport 2017 intervient deux ans et demi après l’avènement au pouvoir du mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Malgré le discours sur la politique de tolérance zéro de la corruption, les signaux de la gouvernance vertueuse promise par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, tardent à se faire sentir. En témoignent les soupçons et scandales de corruption qui égratignent les différents services et institutions (Présidence du Faso, Santé, éducation, Infrastructures, CNSS…) qui ne semblent pas émouvoir les gouvernants.

Le rapport 2017 est un document de 127 pages scindé en trois grandes parties. La première partie porte sur la méthodologie, la deuxième traite des résultats et la troisième partie se penchent sur les recommandations à l’endroit des acteurs étatiques et non étatiques.Selon le secrétaire exécutif du REN-LAC, les résultats obtenus de l’enquête sur la perception de la fréquence de la corruption indiquent une hausse par rapport à l’année 2017. En effet, sept (07) personnes enquêtées sur dix (10) estiment que la corruption est fréquente, voire très fréquente contre cinq (05) enquêtés sur dix (10) en 2016. Ainsi les services perçus comme les plus corrompus en 2017, la police municipale s’est classée au 1er rang comme l’année passée. D’après les enquêtés, c’est à ce niveau que la pratique de la corruption a été les plus fréquentes en 2017. En effet, sur 258 contacts avec les polices municipales, 240 cas ont fait l’objet de pratiques de corruption selon les répondants. Cent quatre (104) de ces cas ont eu lieu à Ouagadougou et soixante et neuf (69) à Bobo-Dioulasso. Comparativement au rapport 2016, des services comme la douane, la DGTTM, la police nationale et les impôts ont connus une dégradation dans leur classement. En effet, la douane est passée de la 3ème place à la 2ème place, la DGTTM de la 8ème à la 3ème, la police nationale de la 9ème à la 7ème place et les impôts de la 7ème à la 6ème .

Issouf Yameogo

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