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Burkina Faso: Adoption d’un nouveau code électoral excluant le vote avec la carte consulaire
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Burkina Faso: Adoption d’un nouveau code électoral excluant le vote avec la carte consulaire

Les députés burkinabè ont voté à l’unanimité, sauf l’opposition, le projet de loi portant modification du code électoral qui empêche le vote  avec la carte consulaire  pour les burkinabè de l’étranger.

Le projet de loi tel que adopté, consacre la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) et le Passeport comme seuls documents de vote.

La carte consulaire qui était autorisée pour les burkinabè vivant à l’étranger, au terme d’une précédente modification en 2015, est abandonnée car jugée peu fiable par les autorités.

Dans le nouveau code électoral à son article 52 stipule que « pour justifier son identité au niveau national ou à l’étranger, l’électeur produit la carte nationale d’identité du Burkina Faso ou le passeport ordinaire, tous en cours de validité”.

Pour le député Alfred Sanou, l’abandon de la carte consulaire  comme document de vote  est “une véritable régression démocratique”, estimant que “la grande majorité des Burkinabè de l’extérieur ne pourra pas exercer son droit de vote  par manque de documents de vote  ou de l’accessibilité des lieux de vote qui n’a pas été facilitée”.

Selon le ministre en charge de l’administration territoriale, le gouvernement ne peut être très rassurant de la fiabilité de toutes les cartes consulaires existantes car celles-ci ne sont pas munies d’identifiant unique au même titre que la CNIB.

Quant à la carte consulaire  biométrique portant la mention qu’elle a valeur de carte nationale d’identité n’existe pour l’instant qu’en Côte d’Ivoire et au Gabon.

Pour le ministre Simeon Sawadogo, “on ne peut aller aux élections   sans s’assurer que ce sont les Burkinabè qui votent” selon qui les documents qui prouvent la nationalité burkinabè demeurent en ce jour la carte d’identité burkinabé et le passeport ordinaire.

Pour permettre aux burkinabè de l’étranger de participer pour la première fois à des élections, le gouvernement s’est engagé à assurer une délivrance massive des documents requis à cet effet.

Les députés de l’opposition se sont retirés peu avant le vote  pour exprimer leur “refus de cautionner une telle exclusion de milliers de Burkinabè” qui est “de nature à réduire de façon draconienne la participation de nos compatriotes de l’’étranger aux prochains scrutins”.

“Cette politique de la chaise vide n’a jamais payé. Surtout lorsqu’il s’agit de décider de l’avenir de tout un peuple”, a réagi le président du parlement Alassane Sakandé.

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