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Afrique du Sud: l’immunité accordée à Grace Mugabe contraire à la Constitution
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Afrique du Sud: l’immunité accordée à Grace Mugabe contraire à la Constitution

Un tribunal sud-africain a jugé lundi que l’ex-première dame du Zimbabwe Grace Mugabe ne bénéficiait pas de l’immunité diplomatique lors de l’agression en 2017 à Johannesburg d’une jeune femme, dont elle est accusée.

Grace Mugabe n’a pas commenté cette décision, survenue le jour où elle participait aux premières élections générales au Zimbabwe depuis la chute du président Robert Mugabe en novembre après trente-sept ans de pouvoir.

Le mannequin sud-africain Gabriella Engels affirme avoir été frappée avec un câble électrique par Grace Mugabe le 13 août dans un hôtel huppé de Johannesburg.

Grace Mugabe s’était alors vue reconnaître l’immunité diplomatique par le ministère sud-africain des Affaires étrangères, au nom de l’importance des relations entre les deux pays.

Une décision “en contradiction avec le Constitution”, a décidé lundi le juge Bashier Vally, qui l’a invalidée.

“C’est un jour important pour la justice et l’Etat de droit, qui démontre que personne n’est au-dessus de la loi”, a commenté James Selfe, le président du principal parti d’opposition en Afrique du Sud, l’Alliance démocratique (DA), qui avait contesté une immunité “embarrassante et illégale”.

L’avocat de Gabriella Engels, Willie Spies, a estimé que la décision du juge ouvrait la voie à des poursuites criminelles contre Mme Mugabe.

“Nous avons pris bonne note du jugement, nous l’étudions et le commenterons ultérieurement si nous le jugeons nécessaire”, a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ndivhuwo Mabaya.

La course pour la fonction suprême au Zimbabwe se joue entre l’actuel chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, le parti au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe en 1980, et l’opposant Nelson Chamisa, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

M. Mnangagwa, 75 ans, a succédé en novembre au président Mugabe, contraint à la démission par l’armée et son propre parti.

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